Projets
       
Entre autres projets…
 

Août 2011

• La confession d’un fou
, de Leïla Sebbar


Roman inédit, 124 pages, 12 euros


La parole d’un justicier solitaire. Il parle de son père, assassiné. Des femmes, ses amours. Il tue à l’arme blanche, il se considère comme un criminel innocent, c’est là sa folie.Nous sommes dans une société corrompue du sud ou d’Orient. Mais nos sociétés autrement verrouillées ne secrètent pas moins cette violence intime et politique. Une fable d’aujourd’hui.

 

Pêcheurs d'éponges, de Yachar Kemal

Reportages traduits du turc par Jean Descat, 320 pages, 22 euros

La quarantaine de grands reportages qu’a publiés Yachar Kemal de 1951 au milieu des années 70 dans le grand quotidien Cumhuriyet (« La République ») font partie intégrante de son œuvre littéraire, tendue entre la réalité sociale et le conte, entre l’histoire et le mythe. Mais, contrairement à ses romans épiques, ils demeuraient méconnus en France. En voici huit, choisis par l’auteur, à commencer par son premier succès de reporter, « Pêcheurs d’éponges » (un métier qu’il pratiqua), où Kemal mêle avec élégance poésie marine, parlers populaires et thèmes sociaux, et qui paraît en 1953, peu avant Mèmed le Mince. Ils constituent un rare témoignage sur la Turquie rurale et urbaine de ces années de transition. Ils font écho à ses fictions, qu’ils éclairent. Ils se lisent comme un roman.

 

Septembre 2011

Insomnia - Une traduction nocturne, de Rosie Pinhas-Delpuech

Roman, 80 pages, 10 euros

La réédition, revue par l’auteur, du premier texte, un bref roman, de Rosie Pinhas-Delpuech, paru en
1998. Son histoire d’amour, une nuit d’insomnie, avec Yaakov Shabtaï (1934-1981), dont elle traduit de l’hébreu Pour inventaire au début des années 90. « Le père de Goldman est mort, était mort, mourait, pendant que, tandis que, alors que Goldman se suicidait, s’est suicidé, se suicida… » Un corps à corps avec lui, ses mots, ses fulgurances, qui la conduit à elle, à ses langues, français, turc, hébreu, à sa voix. Elle se traduit, traduire c’est écrire. Elle retrouve la mélodie douce et triste de son enfance, « une petite musique unique, chacun a la sienne, quand on la perd on est perdu ». Bientôt lui viendront ses Suites byzantines, puis Anna, demain d’autres livres…

 

Le Samovar, de Sait Faik Abasıyanık

Nouvelles traduites du turc par Alain Mascarou, 192 pages, 17 euros

Le Samovar est le premier recueil de nouvelles qu’a fait paraître, en 1936, Sait Faik. Il s’agit du plus connu, avec celui publié en 1954, l’année de sa mort, Un serpent à Alemdag (Bleu autour, 2007). Le jeune Sait Faik y est en empathie avec le monde. Nous sommes sur ses lieux d’enfance et de jeunesse, autour d’Istanbul et de Grenoble, où il passe trois ans à poursuivre en dilettante ses études de lettres. Il est moins tourné sur lui que sur les autres : paysans, ouvriers, pêcheurs, enfants, marginaux, insulaires, solitaires, voyageurs des troisièmes classes. Déjà il révolutionne la prose turque. Une langue simple, pas d’effets de style, ni de récit, mais des instants saisis, comme par un photographe. Dix-neuf nouvelles qui reflètent non la société mais l’individu, où pointe son homosexualité. Du jamais lu à Istanbul.

 

Octobre 2011

Le facteur d'Üsküdar, de Enis Batur

Romans traduits du turc par Jean Descat, 160 pages, 14 euros

Ce livre est composé d’une quarantaine de textes de quelques pages, voire de quelques lignes. Il s’agit cependant de romans. Facétie ? À moins de considérer avec l’auteur que la valeur d’un roman n’attend pas le nombre des pages… Autobiographiques, historiques, philosophiques et/ou de fiction, ces romans, comme tirés d’un journal de bord, s’inspirent de faits, d’anecdotes, de rencontres imaginaires ou littéraires. Avec son sens de l’ellipse et sa discrète érudition, Enis Batur s’y confronte à ses thèmes de prédilection (le double, le destin, le livre, le rêve…) ; il fait se croiser les traditions mystiques de l’Orient avec les œuvres de créateurs occidentaux, le facteur d’un quartier d’Istanbul avec les ombres de Le Corbusier à Ronchamp ou de Cartier-Bresson dans le jardin des Tuileries ; il dessine et nous ouvre sa géographie, son univers, ses quêtes sans fin.

 

Les nuits froides de l'enfance, de Tezer Ozlü

Roman traduit du turc par Elif Deniz et Agnès Chevallier, 128 pages, 14 euros

Le premier roman, paru en 1980, de Tezer Özlü. Mue par la nécessité autant que par une exigence éthique, elle y exprime à la fois un règlement de compte personnel avec sa prime jeunesse et une critique acerbe de la société turque qui broie l’individu. Mais sans emphase ni pathos, à travers le regard aigu, quasi clinique, d’une enfant enfermée, retenue. Tezer Özlü ne témoigne pas ni ne s’appesantit, elle dit avec peu de mots (on pense à Duras) : la froideur de sa famille kémaliste, l’enfermement dans le lycée autrichien d’Istanbul, ses premières expériences sexuelles, ses comas après les électrochocs, ses révoltes étouffées, sa haine du conformisme et de sa veulerie, ses tentatives d’échappées. Ce livre, qui a marqué la vie littéraire turque de la fin du XXe siècle, a déjà été traduit en allemand et trouve un évident écho dans nos sociétés verrouillées.

 
 

                               

 
         
 
 


Éditions Bleu autour 11, avenue Pasteur 03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule  France
Tél : +33 (0)4.70.45.72.45 Fax : +33 (0)4.70.45.72.54  Mail : dialogue@bleu-autour.com
Bleu autour © - Conception / Réalisation : Accroweb
| Accueil | La maison | Événements | Revue de presse | Projets | Nouveautés | Collections | Recherche avancée | Acheter nos livres |
| Diffusion-distribution | Contacts | Newsletter | Nous écrire | Mentions légales | Liens |