Nord profond  
    Olav H. Hauge  
    Poésie étrangère  
    Préface de François Graveline  
    Traduit du néonorvégien par François Monnet  
    13 x 17 cm  
    112 pages  
    Dos carré cousu  
    parution : mars 2011  
    EAN : 9782358480239  
    prix indicatif : 17.00 €  
    Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre, du Conseil régional d'Auvergne, de Hauge-Tveitt 08 et de Norla  
    Seconde édition disponible  
 
       
Résumé  

 

Olav H. Hauge (1908-1994)
est considéré comme le plus grand poète norvégien de la seconde moitié du XXe siècle.
Par leur simplicité, leur densité, leur concision, ses poèmes recèlent l’évidence et le mystère
des choses, une présence au monde immédiate, où l’humour, le dé­sespoir, la joie et la paix
ont leur place. On pense à Bashô, Char, Hölderlin, Michaud, qu’il a lus.

Des photographies de François Monnet, prises dans les fjords qu’habitait Olav H. Hauge, accompagnent ces poèmes.

 

Hauge   Extrait

    Chant, chemine léger sur mon cœur,
    chemine léger
    comme la bruyère des marais
    sur la fagne détrempée,
    comme l’oiseau du matin
    sur la glace d’une nuit.
    Briserais-tu l’écorce de ma peine,
    tu te noierais,
    chant.

 Photo : Odd E. Nerbo

 

 

Olav H. Hauge sur le site du Centre national du livre
Par Mathieu Meyrignac

Le recueil de poésie de Olav H. Hauge (1908-1994), Nord profond (traduction du néonorvégien et photographies de François Monnet, préface et postface de François Graveline) a été publié et traduit avec le concours du Centre national du Livre. Comme pour d'autres ouvrages dont il a soutenu la publication, le CNL a mis en ligne une critique du livre, signé en l'occurrence Mathieu Meyrignac.

Extraits : « Olav H. Hauge (1908-1994) est considéré, avec Rolf Jacobsen (1907-1994) et Paal-Helge Haugen (né en 1945), comme l’une des voix les plus importantes de la poésie norvégienne du XXe siècle. […] La spécificité de son écriture [réside] sans doute dans l’alliance d’une voix simplifiée et débarrassée des afféteries de l’abstraction et d’un renvoi permanent et implicite à la culture poétique mondiale. Ainsi intitule-t-il, par exemple, un de ses textes « Basho », du nom du poète japonais (Matsuo Basho, 1644-1694) créateur du haïku, sans pour autant se départir de sa veine concrète (« Pas en auto / ni en avion / même avec un traîneau à foin... ») […] Il faut se souvenir à quel point la vie et la poésie sont synonymes pour Olav H. Hauge, à quel point il est sensible à l’unité profonde qui lie tous les actes de son existence. Son œuvre parle de son activité quotidienne (« Les pommes sont vertes et piquées. / Cependant je les cueille et je les trie / et les range dans des caisses à la cave. ») tout en affirmant, symétriquement, que l’essence même de son écriture en naît (« Nouvelle nappe jaune sur la table . / Et nouvelle feuille blanche ! »). » Lire la critique dans son intégralité .

 

Nord profond salué par le Matricule des anges
« Un beau livre où photographe et poète
cherchent à capter l'écho de quelques traces pures »

 Extraits de la critique de Richard Blin parue dans la 99e livraison du Matricule des anges (janvier 2009), l'attentive revue montpelliéraine de littérature contemporaine :

« À droite, un poème dont l'écriture semble tenir de la diligence de l'oiseau du matin se posant sur la glace d'une nuit ; à gauche, une photographie éclairant de son aumône de lumoère la nuit du souvenir. D'un côté, donc, des poèmes extraits de l'œuvre d'un des plus grands poètes norvégiens, Olav H. Hauge (1908-1994) ; de l'autre, la vision que garde François Monnet de la Norvège, un pays dont il tomba amoureux, au début des années 70,
et où il s'installa et fonda une famille. Un livre de neige, de vent et d'authenticité. "Les meilleurs de mes poèmes ont été faits dans une froide transuillité, dans les bois, avec une chique de tabac dans la bouche et une hache à la main", dit Olav H. Hauge. Des poèmes d'une authenticité évangélique où il condense le plaisir comme l'angoisse d'être d'un homme qui, enfant, vit mourir deux de ses frères et une de ses sœurs, et qui chercha refuge dans le rêve et les visions. Une échappatoire dont il paiera le prix fort — dépression, folie, internement psychiatrique — avant de revenir travailler à la ferme familiale puis d'exploiter son propre verger. Autodidacte, il connut la solitude jusqu'aux années 70 qui lui apportèrent une certaine notoriété et virent son poème « C'est le rêve » devenir l'emblème de toute une génération.
[…] Un beau livre où photographe et poète cherchent à capter l'écho de quelques traces pures, l'ombre de cette émanation première qui donne le sentiment d'appartenir à une totalité sensible. »

Lire l'intégralité de l'article sur le site du Matricule des anges .