Va jusqu'où tu pourras (seconde édition)  
    Orhan Veli  
    Poésie étrangère  
    Préface de Enis Batur  
    Traduit du turc par Elif Deniz et François Graveline  
    13 x 17 cm  
    240 pages  
    Dos carré cousu  
    EAN : 9782358480857  
    prix indicatif : 15.00 €  
    Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre, du Ministère de la culture de Turquie et du Conseil régional d'Auvergne  
    Mars 2017  
 
       
Résumé  

 

Orhan Veli (1914-1950) est avec Nâzim Hikmet l’introducteur du vers libre dans la poésie turque, où son œuvre, empreinte d’humour, de dérision, de lucidité, plus encore d’humilité et de simplicité, fit l’effet d’une « révolution », selon le mot de Enis Batur. Qu’ils évoquent l’enfance, le printemps, la mer, les femmes, les poèmes de Orhan Veli constituent des rues ouvertes à toutes les rencontres, ils sont les pierres et les gens de la plus vivante des cités, Istanbul. Plus d’un demi-siècle après sa mort, il suffit en Turquie de dire Orhan Veli pour, bien souvent, s’entendre citer quelques vers de lui : « Bien-aimée qui ne vient pas en plein jour / Ne viendra jamais après minuit. » Il s’agit du premier recueil en langue française rassemblant tous les poèmes en vers libres de ce grand poète européen du xxe siècle.

 

Échos et liens

« Certains de ses poèmes, dont “J’écoute Istanbul”, sont devenus des classiques dont tout Turc un peu cultivé connaît quelques vers. À la manière d’un Robert Desnos ou d’un Prévert, Veli a un humour grinçant et tendre pour peindre les petites gens d’Istanbul ou ses propres déboires amoureux : “Bien-aimée qui ne vient pas en plein jour / Ne viendra jamais après minuit.” […] Intellectuel francophone et francophile d’une Turquie républicaine qui voulait devenir pleinement européenne, ce fils d’un musicien de l’orchestre impérial aimait aussi bien Villon, La Fontaine et Baudelaire qu’André Breton. Il traduisait leurs livres en turc. Ce marginal décida de toujours le rester. » Marc Semo, Libération, 25 juin 2009. Lire l'article dans son intégralité.

« Silhouette cunéiforme mince et élégante qui traverse le paysage poétique entre Istanbul et Ankara, Orhan Veli est né à l’embouchure de deux époques. Là où le grand Empire ottoman finissant se jetait dans le siècle naissant de la Première Guerre. La République d’Atatürk apportait un vrai bouleversement linguistique, l’alphabet latin remplaçait l’alphabet arabe, l’ancien ottoman était supplanté par la langue turque, plus simple et compréhensible par tous. Orhan Veli va s’emparer avec frénésie de cette époque nouvelle, commençant sa “vie de dilettante à dix-neuf ans”. Dilettante dans le sens où Rimbaud peut être un dilettante, un dilettante qui rejette la prosodie, ignore le maniérisme poétique ottoman du divan, grandiloquent et traditionnel, pour sortir dans la rue, véhiculer son langage, vivre avec légèreté une modernité qui le rend accessible au point de devenir un poète populaire. […] “Désir d’ordinaire” et refus du “poétique”. Son volume Étrange crée tout un courant. Un “premier renouveau” dans la littérature turque, venu à pas de loup, dans la simplicité déconcertante de sa poésie nue, souvent fulgurante comme le haïku : « Ce monde rend fou, / Cette nuit, ces étoiles, cette odeur, / Cet arbre fleuri de pied en cap. » Orhan Veli, mort à 36 ans, en 1950. » Julia Moldoveanu, Regards, n°67, décembre 2009. Lire l'article dans son intégralité.

Florence Trocmé anime le site Poezibao, le « journal permanent de la poésie », qui a proposé, le 22 mai 2009, une recension du recueil Va jusqu’où tu pourras, de Orhan Veli. Lire l'article dans son intégralité.

La librairie Compagnie propose sur son site un remarquable dictionnaire/catalogue des auteurs turcs traduits en français ; on peut notamment y trouver une notice biographique de Orhan Veli.  Vers le site de la librairie.

Une recension du recueil sur le site Pagus Pagina.

Orhan Veli, coup de cœur de Pierre Landry (librairie Préférence, à Tulle) : On vient de loin, souvent, pour découvrir les derniers livres que propose et conseille Pierre Landry, dans sa librairie « hors normes » de Tulle. À l'été 2009, Va jusqu'où tu pourras, le recueil de Orhan Veli, figure parmises « coups de cœur », non loin de l'Éloge des voyages insensés, de Golovanov (Verdier), "en pile" depuis de longs mois et dont le succès, ici, ne se dément pas. Le matricule des anges, dans sa livraison de juillet-août 2008, a consacré à Pierre Landry un long entretien, dans lequel il présentait sa conception de la librairie, sa façon de travailler, à rebours de celle de nombre de ses confrères. Une partie de cet entretien a été filmée, que vous pouvez visionner en cliquant ici .