Les nuits froides de l'enfance  
    Tezer Özlü  
    Collection "d'un lieu l'autre"  
    Traduit du turc par Elif Deniz avec Agnès Chevallier et Pierre Vincent  
    14 x 22 cm  
    128 pages  
    Dos carré collé  
    parution : 2011  
    EAN : 9782358480338  
    prix indicatif : 14.00 €  
    Ouvrage publié avec le concours du Ministère de la Culture de Turquie et traduit avec le soutien du Centre national du livre  
    17 novembre 2011  
 
       
Résumé  

 

Ce roman nous apporte la joyeuse nouvelle de la délivrance de l’individu, dont il traduit le monde intérieur. Échappant à toute référence littéraire ou psychanalytique, Tezer Özlü exprime ce qu’elle a “tamisé” de son existence.Échappant à toute référence littéraire ou psychanalytique, Tezer Özlü exprime ce qu’elle a “tamisé” de son existence. Elle crée un langage épuré et un style déstructuré pour dire l’enfance froide, l’exil en Allemagne et au pays de Léo Ferré, le coma des électrochocs, la violence politique. « L’un après l’autre, plusieurs de nos amis sont morts. Ils avaient quarante ans tout au plus. Avec eux, nous avons enterré l’espoir et la nostalgie d’une vie meilleure. La vie meilleure n’est pas ailleurs, elle est ici. » Cette vie, contrairement à une Sylvia Plath qui y renonce, Tezer Özlü l’embrasse : « Le séisme qui saisit deux êtres enlacés est l’essence du monde. »

 

Tezzr Ozlu

Brèves et incandescentes ont été la vie (1942-1986) et l’œuvre de Tezer Özlü qui a publié deux romans vite devenus cultes en Turquie : Les nuits froides de l’enfance et Voyage au bout de la vie. À partir de dix-huit ans, échappant à une jeunesse cadenassée, cette femme libre, guettée par la folie, éprise des hommes et de la vie, a vécu à Paris, Ankara, Istanbul, Berlin et Zurich, où elle est morte d’un cancer. Ses contemporains l’ont inscrite dans la lignée d’Antonin Artaud, de Jean Genet ou du nouvelliste turc Sait Faik, dont les mots sont le reflet de leur vie de marginaux, d’inadaptés.