Je ne parle pas la langue de mon père  
    Leïla Sebbar  
    Collection "d'un regard l'autre"  
    Préface de Marie-Hélène Lafon  
    17 x 22 cm  
    288 pages  
     
    EAN : 9782358480529  
    prix indicatif : 26.00 €  
    Ouvrage publié avec le concours du Conseil régional Auvergne - Rhône-Alpes  
    Octobre 2016  
 
       
Résumé  

 

Je ne parle pas la langue de mon père
suivi de L’arabe comme un chant secret
            Sur la colline, une koubba (inédit)

Aquarelles de Sébastien Pignon
Préface de Marie-Hélène Lafon

Textes
Pierre Assouline
Martine Mathieu-Job
Mildred Mortimer
Manon Paillot
Rosie Pinhas-Delpuech
Nourredine Saadi

Je ne parle pas la langue de mon père et L’arabe comme un chant secret sont deux récits qui se répondent et donnent la clé de l’œuvre de Leïla Sebbar.
Ils témoignent de son obstination d’écrivain face à cette question pour elle lancinante, depuis l’Algérie coloniale où elle est née d’un père algérien et d’une mère française, jusqu’à Paris où elle écrit son père dans la langue de sa mère : comment vivre séparée du roman familial de « l’étranger bien-aimé » qui, par son silence, l’a tenue à distance ?
Cette question que l’exil exacerbe, peu l’ont explorée avec autant d’acuité que Leïla Sebbar dans ces récits devenus des classiques, ici réédités avec des textes d’écrivains et universitaires, des aquarelles de Sébastien Pignon et des images de sa mythologie affective.

Leïla Sebbar, qui a quitté l’Algérie pour la France en 1961, est née de parents instituteurs dans l’Algérie française, où les couples mixtes étaient l’exception. Romancière et nouvelliste, elle est aussi l’auteur d’ouvrages autobiographiques, en particulier L’arabe comme un chant secret et cet autre récit depuis longtemps épuisé, Je ne parle pas la langue de mon père, qui témoigne de la violence de l’histoire de l’Algérie durant la seconde moitié du XXe siècle.

Dernière de couverture


De nombreux échos dans la presse

 « Une édition vraiment passionnante. »
Patrick Poivre d'Arvor (Radio Classique, 02.11.2016)
 « Beau livre, émouvant dans sa retenue, admirable d'écriture, qui touche au plus profond ceux qui ont franchi les frontières et vibrent d'un cœur transplanté. »

Albert Bensoussan. Extrait de son article « Parler ou ne pas parler l'arabe », paru dans le n°20 d'En attendant Nadeau. Lien avec l'article intégral .
 Cet article a été repris pour l'essentiel, sous le titre  « La langue coupée », dans Le Magazine littéraire de janvier 2017 . 
 « Le recueil forme l'un des chants les plus fort et les plus personnels de Leïla Sebbar. Née d'un couple mixte – une exception sociologique inouïe à l'époque coloniale –, [elle] n'a cessé d'explorer, sous la forme d'un roman familial élargi, les déchitures et les liens ambigus, schizoïdes, hérité de l'ère coloniale et de la guerre d'indépendance. » Catherine Simon, Diakritik (29.11.2016) .
 « Une nouvelle et très belle édition, illustrée et commentée, du succès de Leïla Sebbar, Je ne parle pas la langue de mon père, publiée en 2003 chez Julliard, et augmentée ici de L'arabe comme un chant secret et d'un texte inédit, Sur la colline, une Koubba, où la romencière, facétieuse, fait de son père un saint. Leïla Sebbar a demandé à une autre écrivaine de "l'entre-deux", Marie-Hélène Lafon, de préfacer l'ouvrage. » 
Matthieu Villeroy de Galhau (Centre-France, 02.12.2016 )
 « C'est un beau livre et complexe à la fois (…) Nous plongeons dans un entrelas de variations sur l'amour d'une langue qui contient l'image du père et qu'on ne connaît pas : l'arabe.» Françoise Lott (APA, Association pour l'autobiographie, janvier 2017)