L'homme qui aimait les arbres  
    Jean-Marie Borzeix  
    Collection Céladon  
    13 x 17 cm  
    80 pages  
     
    EAN : 9782358481007  
    prix indicatif : 12.00 €  
    Ouvrage publié avec le concours de la Région Auvergne-Rhône-Alpes  
     
 
       
Résumé  

 







80 pages / 12€ / En librairie le 24 mai / 
Couverture R°V° .

Au début, des notes éparses, juste pour ne pas oublier. Puis, au fil des heures passées au chevet de mon père, la trame d’un récit qui ne peut être écrit qu’à la première personne. Rien de plus commun, rien de plus singulier.
Ernest aimait les arbres comme les paysans aiment leurs bêtes ; il les reconnaissait de loin, il savait en évaluer la taille, l’âge, la santé, le cubage, avant de les couper, de les débiter en planches. Ses amis disaient de lui : « C’est un drôle. » Il a été pour moi celui qui se levait tôt, rentrait tard, bruyant et affairé. Un père lointain.
Tandis que je l’aide à retarder l’heure de sa mort, que sa mémoire s’effrite et qu’il perd jusqu’au goût de la géographie, vient l’ultime moment pour tenter de résoudre l’énigme d’une vie.

En couverture, « Le hêtre de Champseix » (pastel, coll. part.). Claude Roucard a souvent dessiné et peint cet arbre pluri­séculaire de Haute Corrèze, terrassé par la grande tempête de 1999.


• Écouter Jean Lebrun : « Je recommande la lecture d’un livre qui s’intitule L’homme qui aimait les arbres, de Jean-Marie Borzeix, l’ancien directeur de France Culture, c’est aux éditions Bleu autour. Voilà un fils qui est démuni devant son père en maison de retraite. Parce qu’ils ne sont pas habitués à beaucoup parler ensemble, le père n’a jamais montré que de la rigueur et pas nécessairement de la tendresse, et le fils doit apporter de la tendresse. Ce sont de très belles archives du présent que ce livre. Il se passe dans une maison de retraite de Bugeat, sur le plateau de Millevaches, en Corrèze. »

Extrait de l’émission « La Marche de l’Histoire » sur le thème « La protection sociale : que faire de nos vieux ? » (France Inter, 21 mai 2018). 


• 
Écouter et lire Jérôme Garcin : « Un adieu magnifique, bref, à son père, qui était forestier, qui aimait les arbres comme les paysans aiment leurs bêtes. C’est écrit avec beaucoup de délicatesse, une grande émotion. Un livre que je vous conseille, qui m’a bouleversé », a dit Jérôme Garcin sur France Inter au terme de son émission « Le masque et la plume » du 1er juillet 2018, après avoir consacré au même livre, sous le titre « Un chêne qu’on abat », une élogieuse recension dans L’Obs n°2798 du 21 juin 2018. Extrait : « Dans une prose gracquienne, attentive à la géographie cantonale, à l’inventaire des futaies, au drapé de la phrase et de la mort, Jean-Marie Borzeix se rapproche de ce père qui fut si longtemps lointain, et dont il déroule, comme s’il voulait lui restituer sa mémoire défaillante, la vie rude, la relative ascension sociale (…). » 

La recension complète est ici

• Lire Antoine Perraud (La Croix) : « (…) Des pages d’une densité déchirante sur ce qui nous arrive et nous arrivera, sur ce que nous avons vu ou verrons chez nos proches (…). À la fin des fermes autarciques du plateau de Millevaches, des chemins vicinaux, de l’importance des saisons ou de ces petites églises pleines à craquer le dimanche, répondent les ravages de l’âge dépouillant un patriarche au point de lui conférer une douceur diaphane. Celle-ci le rend enfin abordable aux siens, qu’il reconnaît à peine, avec cependant l’espoir de retrouver aux cieux tous les proches qu’il a vus s’éteindre. » Extrait de « La sciure et les larmes », La Croix, 14 juin 2018

La recension complète est ici