Sous le viaduc - Une histoire d'amour  
    Leïla Sebbar  
    Collection Céladon  
    13 x 17 cm  
    120 pages  
     
    EAN : 9782358481038  
    prix indicatif : 13.00 €  
    Ouvrage publié avec le concours de la Région Auvergne-Rhône-Alpes  
     
 
       
Résumé  

 

120 pages / 13€ / En librairie le 24 mai / Couverture R°V° .

Le peuple de la rue sans toit ni loi, sous le viaduc du métro aérien, boulevard Blanqui, Paris 13e, comment le dire, comment le regarder sans complaisance ni compassion, avec bienveillance ? Aventure originale, regard singulier : c’est sous la forme d’un journal, tenu en 2010, 2011 et 2013, que Leïla Sebbar répond à ce défi.     
Voisine de ces abandonnés, elle est témoin de leurs pérégrinations rituelles dans le silence et le secret, la misère et la souffrance, l’amour aussi.
Un voyage au bout de l’exil.


Sébastien Pignon est l’auteur de l’encre de couverture et des gravures reproduites dans les pages intérieures. Né en 1972 à Paris, où il vit, travaille et expose, notamment à la galerie Natalie-Séroussi, il a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome.
Auteur d’un ouvrage de dessins érotiques, Devant-derrière (Bleu autour, 2003), il a publié des encres, gravures et aquarelles dans de nombreux livres parus aux éditions Bleu autour, Al Manar-Alain Gorius et Elyzad.


• Écouter Leïla Sebbar sur Beur FM interviewée par Samia Messaoudi / 4 novembre / 17h-18h - Podcast

• Lire la recension de Jean-Pierre Castellani / Diacritik.com / La recension est ici

« (…) Voici donc un ouvrage hybride, inclassable, entre documentaire sociologique, journal intime et théâtre (nombre d’indications sont plus proches des didascalies du discours théâtral que de celui du narratif), dans le ton d’un Beckett plutôt que dans celui d’un Fargue. Ou tout simplement de François Villon, et de ses fugueurs, ses bagnards, ses voleurs, poète dont le Testament est longuement cité en fin d’ouvrage. Ce qui nous ramène, finalement, à la littérature, la vraie, la pure, loin de toutes les limites de la simple enquête de terrain. »

• Lire Catherine Simon / Le Matricule des Anges (n°195, été 2018) / La recension est ici

« Leïla Sebbar observe à distance le “peuple de la rue” : elle ne mène pas l’enquête, elle ne pose pas de questions. Elle n’est pas flic, ni journaliste, ni sociologue. Ni même romancière ? Ou alors oui, à la Pérec – sans esprit de système. (…) Glaneuse des mémoires vives, Leïla Sebbar, outre ses propres romans ou récits, a dirigé de nombreux ouvrages collectifs, récits d’enfance retraçant la singularité d’une Algérie coloniale et cosmopolite – où elle est elle-même née. Sous le viaduc relève, en version parisienne, du même souci de saisir sur le vif ces mondes éphémères, qui sont notre miroir et/ou notre passé. »

• Lire la recension de Françoise Lott / APA (Association pour l’autobiographie) 2018 

« Et elle croise régulièrement les visages de la misère. Tout un monde qui marche, tourne en rond, s’abrite sous une tente Quechua, sous le banc d’un abri bus, dans le renfoncement d’un mur, dans un coin de terrain vague, sous le viaduc (…). Le style dépouillé du récit, son apparente objectivité, conduisent le lecteur à éprouver un sentiment confus de compassion et d’impuissance. » / La recension est ici 

• Lire les propos de l’auteur recueillis par Sud-Ouest : « L’exil de Leïla Sebbar? “C’est un exil géographique, le départ de mon pays natal, que j’ai vécu à 20 ans.” Mais c’est aussi l’exil de son père, et celui de sa langue, l’arabe. “Il a été instituteur en langue française toute sa carrière. Il ne m’a pas appris sa langue, il ne m’a pas parlé de sa culture. Je l’ai compris tard, mais c’est cette quête qui me fait écrire.” Comme si l’exil culturel et familial se transmettait, d’une génération à l’autre. À Paris où elle vit, près d’une ligne aérienne de métro, elle observe les “vagabonds de la rue”. “Pour moi, ils vivent l’exil le plus absolu”. Elle évoque leur histoire dans Sous le viaduc, une histoire d’amour. »

Propos recueillis par Eurycide Baillet, Sud-Ouest, 17 juin 2018.