BAYA - Rhapsodie algéroise  
    Leïla Sebbar  
    Collection "d'un lieu l'autre"  
    Préface de Martine Mathieu-Job  
    13 x 17 cm  
    116 pages  
     
    EAN : 9782358481106  
    prix indicatif : 13.00 €  
    Ouvrage publié avec le concours de la Région Auvergne-Rhône-Alpes  
    Novembre 2018  
 
       
Résumé  

 







Baya, l’Algéroise, retrouve d’anciennes photos… Par fulgurations lui reviennent des épisodes de sa vie : bonheurs enfantins, premières amours, amitiés féminines, pertes et deuils… Nous sommes dans les années 1940, 1950, 1960, en 1962 et après. Faisant fi de tout manichéisme, Aziz Chouaki a composé ce monologue sous la forme d’une rhapsodie syncopée et torrentielle. Elle restitue une sensibilité de femme et le corps d’une ville, Alger, traversée par la violence de l’histoire. Cette œuvre a inauguré sa production littéraire foisonnante. Publiée en 1989 à Alger chez un éditeur éphémère, elle n’avait pas eu la diffusion méritée que lui ouvre la présente version, légèrement remaniée par son auteur. 


• Un long article de Christiane Chaulet Achour sur Diacritik (8 novembre 2018 ) . Extraits :

« Cette écriture est déconcertante pour beaucoup de lecteurs, plus à la lecture qu’à l’écoute d’ailleurs. Elle mime l’oral à l’écrit. Les phrases nominales sont privilégiées ainsi que les ruptures, parfois les coq-à-l’âne et souvent les jeux de mots.Quand on écrit dans une langue, on fait appel à toutes les langues du monde. Refuser l’identique c’est respecter le divers. Et forcément quand une langue domine, il y a résistance, et là où ça résiste, il y a du sens, c’est justement revenir à l’âge pré-Babélien, celui du pluriel. Pour moi, faire dans l’hybride du langage, c’est contrer l’homogène du discours, et, partant, le subvertir.

En suivant Alexis Nouss, on peut dire qu’Aziz Chouaki se situe dans la grande lignée des Joyce ou Beckett, “dans une logique de l’hétérogénéité métisse”. Il ne se fige pas dans une position d’exilé ; il fait de cette position un positionnement – qu’on peut éclairer par son parcours personnel –, “un espace médian (…) où se déploie un imaginaire sans frontières, sans limites, pouvant à ce titre accueillir toutes les appartenances”. Multilinguisme et créolisation sont les “armes miraculeuses” de cette création toujours en devenir. »