Un serpent à Alemdag  
    Sait Faik Abasıyanık  
    Collection "d'un lieu l'autre"  
    Préface de Nedim Gürsel  
    Traduit du turc par Rosie Pinhas-Delpuech  
    14 x 22 cm  
    160 pages  
    dos carré  
    parution : octobre 2007  
    EAN : 9782912019578  
    prix indicatif : 14.00 €  
    Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre et du Conseil régional d'Auvergne  
    Octobre 2007  
 
       
Résumé  

 

FaikDevrait-on le taire parce que c’est attendu ? Dans ce recueil qu’il
publie l’année de sa mort, Sait Faik est au sommet de son art.
À la manière d’un Fellini, il convoque tous les personnages de sa vie : provinciaux ridicules et attachants, femmes légères et Mères Courage, pêcheurs grecs de son île, proxénètes d’Istanbul, poissons et mouettes à l’agonie. Et, tel le peintre qui, sur ses dernières toiles,
ne s’embarrasse plus guère des contours mais fait primer la couleur,
le mouvement et le rythme, Sait Faik déploie son petit monde
de perdants – et lui avec – dans un carrousel grinçant et fascinant.
Extrait de la préface de Nedim Gürsel

 

« Un bel endroit, Alemdag. Istanbul est dans la boue. Les chauffeurs de taxis font exprès d’éclabousser les gens avec les flaques. La neige fait exprès de nous tomber tout dedans.
Une femme jette un chat par la fenêtre du cinquième étage. […] Si seulement il neigeait.
Quand il neige, il y a de nouveau comme des tiédeurs dans l’air.
»
Extrait de la nouvelle « Un serpent à Alemdag »

 

 

Lu dans la presse

« Baudelairien “homme des foules”, Sait Faik dissimule sans doute, au cœur des phrases, une douleur sourde (“La solitude a envahi le monde”), mais aussi une rage de vivre et d’aimer : en lui, jusqu’à la fin, “la clarté scintille”. » Thierry Cécille, Le matricule des anges, janvier 2008. Lire l’article dans son intégralité.

« Chroniqueur d’une métropole décatie avec ses monuments et palais délabrés témoignant d’une splendeur perdue, Sait Faik rôde dans les faubourgs de l’humanité. » Marc Semo, Libération, 27 décembre 2007. Lire l’article dans son intégralité.

« Le dernier recueil de nouvelles de l’écrivain d’Istanbul, peintre des petites gens et de la vie quotidienne des années 40 et 50, dont le style novateur prend appui sur "ce turc du Levant finissant, où se mêlent quelques mots grecs, français et même judéo-espagnols" (Nedim Gürsel, préface). » François Zabbal, Qantara, printemps 2008

« L’œuvre de Sait Faik : épatant et poétique. […] Il a une sympathie pour les petites gens –souvent coupables : des voyous, des petits trafiquants – qui n’est pas une indulgence. C’est un constat de fraternité. […] Les traducteurs sont parvenus à rendre l’impureté revendiquée de la langue et du contenu : Sait Faik choisit délibérément de se placer dans l’irrégularité.
[…] On lit notamment dans Un serpent à Alemdag : "Dans la rue, dans une boutique, dans un endroit très fréquenté, on peut regarder le visage de n’importe qui et bâtir une histoire sur un bout de sa vie." Il me semble que cela résume assez bien ce que l’on peut trouver dans les recueils de Sait Faik. » Jean-Baptiste Harang , « Les Mardis littéraires », par Pascale Casanova, France Culture, 29 janvier 2008

« Sait Faik est le plus grand nouvelliste turc du XXe siècle. Son œuvre se résume à un ensemble de nouvelles qui composent un hymne à la ville maritime [Istanbul]. Un serpent à Alemdag, le dernier recueil publié de son vivant, en 1954, porte avec panache la marque de son spleen et de son attachement aux laissés-pour-compte. Plus exactement de la tendresse qu’il leur dédie. » Timour Muhidine, Le Monde diplomatique, février 2008

 

 

Pour en savoir plus :

- BIographie de l'auteur.
- « Sait Faik, un écrivain des troisièmes classes » , par Alain Mascarou.
- Sur le site des éditions Yapi Kredi (Istanbul), la page consacrée à l'auteur.