De février à juin 2007, Raphaël Krafft, journaliste à vélo, sillonne la France de Paris à Nantes, en passant par la Lorraine, avant de piquer vers le sud-ouest et de décrire une grande boucle autour du Massif central. Pour France Culture et en vue de ce carnet de route, il débusque, en arrivant chez eux avec des kilomètres dans les jambes, des paroles de Français que les médias épris de vitesse n’entendent pas toujours.
Au-delà du prétexte des campagnes électorales, ces paroles disent la France d’aujourd’hui à travers celle des marges et de l’ombre, plus rurale qu’urbaine, qui s’offre au reporter à vélo. Chemin faisant, au hasard des rencontres, se révèle un drôle de pays.

Épuisé


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ECHOS DE LA PRESSE

Lire à défaut d’écouter Nicolas Demorand du « 7-10 » sur France Inter du 6 décembre 2007 :
« Je vais vous parler d’un petit livre étrange, qu’on doit à un étrange journaliste, travaillant dans l’une des plus étranges émissions de radio du paysage. Le livre s’intitule : Un petit tour chez les Français ; le journaliste a pour nom Raphaël Krafft, et l’émission en question est celle de Jean Lebrun, Travaux publics, sur France Culture. Raphaël Krafft, “journaliste à vélo” peut-on lire sur la couverture, raconte un périple qui a duré de février à juin 2007, en substance la toute dernière séquence de la campagne électorale, pendant laquelle R. Krafft a battu les campagnes françaises à bicyclette. Pour lui, ce n’est pas une première puisqu’il a déjà pédalé pendant deux ans de Terre de Feu aux États-Unis pour un précédent reportage. Le jeune homme a donc des mollets, mais aussi une conviction : le vélo, c’est évidemment un autre rythme, d’autres routes, des chemins de traverse, des pistes inexplorées, des arrière-pays et, donc, des populations que les médias traditionnels négligent parfois sur les grandes autoroutes de l’information. Au rythme de la bicyclette, Raphaël Krafft abat des dizaines de kilomètres par jour. Exemple d’itinéraire : de Marcillat-en-Combraille à Mainsat puis de Mainsat à Pigerolles, puis de Pigerolles à Royères-de-Vassivière et ainsi de suite, autant de petits patelins, de bourgades, de hameaux perdus dans ce que l’on appelle la France profonde — « Scènes de la vie de province », dit la préface.
Ce livre fait le récit des rencontres au bord des routes, le coucher chez l’habitant, les préoccupations de la France rurale, toute une vie à l’échelle archi-locale où l’on voit le journaliste pédaler, galérer, forcer les portes.
Il y a du don Quichotte dans cette démarche, quelque chose d’assez mélancolique et souvent, aussi, il faut l’avouer, d’absolument désopilant dans les difficultés que rencontre le reporter sur les routes : des journées à pédaler pour s’apercevoir que les gens qu’il rencontre n’en ont rien, mais alors rien à faire des questions qui leur sont posées. Et puis on pense aussi à ce grand débat philosophique et politique sur la fameuse crise de la représentation qui expliquerait la méfiance du citoyen envers les politiques. Sur un mode mineur et sur le ton de l’anecdote, ce livre prolonge la réflexion et pose la question de savoir comment nous nous représentons la France. Est-ce la France des villes, la France des champs, des forêts, des villages reculés ? Comment cette France-là réagit-elle, comment s’approprie-t-elle le débat politique ? Se sent-elle concernée et, si oui, comment ? Autant de questions, mine de rien assez profondes, traitées en pédalant par le journaliste Raphaël Krafft dans ce petit tour chez les Français.
Livre ovniesque et un poil déjanté. »

 

Lire un article paru sur Mediapart le 31 juillet 2008 :
« De la Champagne à la Haute-Garonne, des bistrots parisiens aux confins de la Loire et de l’aéroport de Nantes, le journaliste a choisi une période propice pour prendre la température des Français : la campagne présidentielle de 2007.
[…] Parfois, les Français rencontrés ici et là sont peu bavards et ne veulent pas parler politique. Un poing sur la table et tout est dit. D’autres, le plus souvent, laissent parler leur cœur et délient leur langue. On entend ainsi nos concitoyens se plaindre, alors que seul le « microcosme parisien » semble s’exciter des soubresauts des ruptures et des bravitudes des deux principaux candidats. […] Il y a ces redondances du racisme ordinaire, de la focalisation inquiétante et étrange sur Mai 68 et ses supposées dérives, d’un besoin d’autorité… dont ceux qui parlent ne savent même pas précisément à quoi elle pourrait servir. […] Il serait sûrement judicieux qu’en vue d’un prochain ouvrage Raphaël Krafft reprenne son vélo, un an après l’élection présidentielle. Un reportage itinérant vaut finalement bien plus que tous les sondages des instituts parisiens réunis. »

 

Lire l’article « La campagne à vélo » de Stéphane Dreyfus dans La Croix  :
« Le pèlerin voyageur sait ménager les silences, mettre en confiance, écouter. Jamais complaisant, il sait taquiner ses interlocuteurs, souvent hauts en couleur. Il évite les images d’Épinal, esquive toute approche « sociologisante ». Il cherche, par exemple, des militants PC à Chappes, fief communiste de l’Allier, et atterrit chez un éleveur de charolaises qui lui avoue qu’il ne votera pas Buffet au premier tour, préférant « voter utile »… »

Papier

  • 13 x 17 cm

  • 256 pages

  • 17 €

  • octobre 2007

  • ISBN 978-2-9120-1966-0

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Témoignage

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Postface

Sans

Direction

Sans

Illustrations

Sans

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