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Le Taquet, Libération du jeudi 25 avril 2013
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Le Magazine KOIKISPASS
La Semaine sanglante de la Commune de Paris, d'Eloi Valat |
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Rendez-vous en page 24 : ON LIT
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Pierre Loti photographe salué par la critique
« Un livre formidable » |
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En dernière page du Monde des livres daté du 14.12.2012, ces
extraits du grand article qu’a consacré Catherine Simon à Pierre Loti photographe : « Des séries de clichés souvent
époustouflants, d’une modernité surprenante. » « Facétieux,
éclectique, “Loti ne pense pas, il voit”, souligne l’écrivain François Bon, en
exergue de ce livre formidable, qui révèle, à tous les sens du terme, un Loti
méconnu, à l’œil magique. »
En dernière page du Figaro littéraire du 8 novembre 2012, cet extrait du long article de Thierry Clermont, intitulé « Loti, du Gange au Bosphore » : « Plus qu'une découverte, il s'agit d'une véritable révélation. À travers quelque cinq cents images rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage intelligemment édité, c'est l'œuvre de Loti qu'on redécouvre sous un prisme prodigieux. Alain Quella-Villéger et Bruno Vercier, qui nous avaient présenté il y a deux ans la passionnante œuvre dessinée de l'écrivain, ont réalisé là un remarquable travail ».
Dans Libération du 13.12.2012, Marc Semo écrit notamment : « Entre ses photos, ses récits de voyages et ses romans, le chassé-croisé de l'inspiration est constant. C'est particulièrement évident pour "Istamboul",
la ville qu'il chérissait entre toutes. À l'époque, elle comptait un
demi-million d'habitants à peine. On y voit des yalı, maisons de bois au bord du Bosphore, des jardins, des parcs, la foule bigarrée du pont de Galata sur la Corne d'Or alors encore en bois. Il montre le peuple des ruelles et des bazars, les défilés du sultan, les cimetières qui recouvrent les collines d'Eyoub avec « leurs pierres tombales comme des espèces de bornes coiffées de turban ou de fleurs qui de loin prennent vaguement l'aspect humain ».
Sur France Inter, le 12.12.2012 de 13h30 à 14 heures, Jean Lebrun a consacré son émission « La Marche de l'Histoire »
à Pierre Loti. Invité : Bruno Vercier, spécialiste de l'œuvre
multiforme de l'écrivain, coauteur avec Alain Quella-Villéger de Pierre Loti photographe et Pierre Loti dessinateur, et auteur de Pierre Loti, d'enfance & d'ailleurs (essai illustré de dessins d'enfance de Julien Viaud, le futur Loti), tous parus aux Éditions Bleu autour.
Sur France Culture, Colette Fellous a invité Alain Quella-Villéger dans son émission Carnet Nomade du 23.02.2013.
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Visites aux paysans du Centre
Recensions |
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« Un documentaire saisissant sur la naissance du
syndicalisme rural – à ce titre devenu un classique chez les historiens du
monde paysan. Et davantage encore : un témoignage sur une trajectoire
politique intrigante, celle d'un dreyfusard qui finit par découvrir dans la vie
villageoise une vérité que la modernité menace et que le régime de Pétain a,
selon lui, raison de vouloir préserver. Incontestablement, ce texte méritait
une nouvelle édition, intelligemment enrichie par Marie-Paule Caire-Jabinet,
Pierre Joxe et François Colcombet. »
Julie Clarini, Le Monde des livres, 19 octobre 2012
« Pierre Joxe, dans la préface de cette nouvelle
édition très bien documentée et agrémentée de photos d'époque, nous donne à
rencontrer l'auteur comme si l'on marchait dans ses pas, lorsqu'il arpentait
les chemins herbus de l'Allier, en quête de témoignages, à la découverte, lui
l'intellectuel parisien, d'une paysannerie française à la charnière entre un
monde révolu et celui de plus en plus marqué par l'industrialisation. »
Louis
de Courcy, La Croix, 25 octobre 2012
« Bleu autour a effectué un vrai travail d'éditeur
autour du texte original d'Halévy publié en 1935 [en l'augmentant] d'un
important appareil critique. »
Jean-Marc
Laurent, La Montagne, 4 octobre 2012
« Très belle réédition de ce classique. (…) Agrémenté
de photographies d'époque, d'une excellente introduction de Marie-Paule
Caire-Jabinet, qui replace ces visites dans leur contexte, ce livre constitue
un document de premier ordre sur le regard porté sur nos campagnes. »
Laurent
Lemire, Livres Hebdo, 26 octobre 2012
« Daniel Halévy est, sans vraiment le savoir, un précurseur
de l'école des Annales de Lucien Febvre et Marc Bloch, pour qui la science
historique doit observer le quotidien, la vie des humbles, des anonymes, et
comprendre ainsi le temps des sociétés humaines. »
Bernard
Stéphan, Centre-France, 30 octobre
2012
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À propos du recueil de romans
Le facteur d'Üsküdar, de Enis Batur |
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Le 7 février 2012, Enis
Batur était l’invité sur France Inter
(émission « L’humeur
vagabonde ») de Kathleen Evin,
notamment autour de ces deux titres publiés
par Bleu autour :
« Un délicieux petit livre, D’une bibliothèque l’autre »,
et « un recueil de courts
textes cruels et tendres, ironiques ou étranges,
Le Facteur d’Üsküdar », dit Kathleen Evin.
Lien pour réécouter
cette émission
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Qantara (Institut du Monde Arabe)
« Les Turcs de Bleu autour » |
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Les livres à couverture rouge de l’éditeur continuent de
nous livrer régulièrement les trésors d’une littérature turque insoupçonnée,
vivace et puissante depuis les années trente, en d’autres termes depuis la réforme
de la langue et de l’alphabet turcs. À nouvelle langue, nouvelle littérature,
dira-t-on, mais c’est une littérature qui d’emblée, entre en résonance avec la
littérature européenne, dont l’allemande et la russe en sus de la française,
pour donner naissance à de merveilleux textes qui ont formé le terreau où s’est
nourrie l’œuvre d’Orhan Pamuk, écrit François Zabbal dans le numéro 82 (janvier
2012) de la revue Qantara de l’IMA,
avant de signaler nos derniers titres, ceux de Sait Faik (Le Samovar), Füruzan (Pensionnaire
d’État), Yachar Kemal (Pêcheurs d’éponges),
Enis Batur (Le facteur d’Üsküdar) et
de Tezer Özlü (Les nuits froides de l’enfance).
Les Nuits
froides de l’enfance, conclut-il, « est le texte le plus bouleversant
qui soit. Non seulement parce que chaque mot, chaque phrase semblent arrachés à
la déraison qui guette, mais aussi parce que Tezer Özlü y déploie un style âpre
et fulgurant à l’image de la vie.
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À propos de Pêcheurs d'éponges
de Yachar Kemal |
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Anachronique ?
Eh bien plongez dans les premières pages !
À l’heure où la presse
s’interroge sur son devenir, les éditions Bleu autour apportent une réponse
osée en publiant pour la première fois en français de longs reportages du
romancier Yachar Kemal. Anachronique ? Eh bien plongez dans les premières
pages, et vous serez hypnotisé. Le phrasé est nerveux, le style lumineux. Cela
s’avale comme un roman.
Bruno Piroche, Ouest-France, vendredi 30 décembre 2011
La littérature est
bien présente.
L’ennemi, c’est la peur.
« Si la plupart des humains n’étaient pas des animaux terrorisés, le monde
ne serait pas aussi infâme », lui dit un humble. C’est sans doute pourquoi
Kemal ne manque jamais de suggérer une certaine grandeur des hommes face à
l’adversité, même chez les moins recommandables. Son travail journalistique
explique finement la complexité des situations qu’il s’applique à vivre. Et la
littérature est bien présente, comme lorsqu’il croit voir une ville inconnue
aux milliers de fenêtres, alors que ses phares illuminent les yeux d’un
gigantesque troupeau de chèvres. Kemal assume pleinement : « Si le
journalisme, au niveau mondial, avait accordé autant d’importance au reportage
qu’à l’information, la représentation de notre monde et de notre époque s’en
serait déjà trouvée modifiée. Et peut-être que le reportage nous aurait permis
de croire en un monde meilleur, plus heureux, et même de lui faire franchir un
pas dans ce sens… » (…) Terminons par un coup de chapeau à la maison
d’édition Bleu autour qui effectue un travail remarquable en faveur de la
littérature turque et lui donne ainsi toute la place qu’elle mérite.
Jean-Paul Champeix, La Quinzaine littéraire, janvier 2012
À la première page du Monde des Livres du 11 novembre 2011,
Catherine Simon consacre un article à trois reporters « dont la vie et les
écrits se lisent comme des romans » : Ryszard Kapuscinski, Yachar
Kemal et William T. Vollmann. « Comme en écho [à l’homme engagé qu’était
Kapuscinski], un autre journaliste de renom, l’écrivain turc Yachar Kemal, dont
huit grands reportages, rassemblés en un livre, Pêcheurs d’éponges (Bleu autour), viennent d’être traduits en
français, affirme que “le reportage, qui nous permet de toucher à la vraie vie,
peut être salvateur”. » Elle ajoute : « Kemal, lui aussi, écrit
à la première personne. Lui aussi fait montre de ce don d’“empathie” dont se
prévaut Kapuscinski. Mais il est un Turc parmi les Turcs. Son terrain de
reportage est son propre pays. Il se promène parmi les pêcheurs de la Corne
d’Or comme un simple quidam. […] Kemal observe la vie des hommes “jusqu’aux
frontières de la fiction”, laquelle finit par l’emporter, faisant du reporter
un romancier reconnu bien au-delà de la Turquie. »
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À propos du roman de Tezer Özlü
Les nuits froides de l'enfance |
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« Le récit de Tezer Özlü est aussi fort que
son titre », par Luc Baptiste *
Ceci n’est pas un roman. Un récit ?
Il y a dans ce texte des images de rue, la vision d’une colline, la maison familiale, la présence de quelques
lieux certes. Les descriptions sont sommaires, à portée d’œil : des
impressions à peine disposées plutôt que des descriptions. Des lieux apparaissent, esquissés : rien qui compose
une géographie. Des hommes passent, amants et maris, qu’elle aime parfois, ou
pas. Ils n’ont pas de visage, pas de corps, parfois pas de nom, ils sont
« il». On ne saisit pas toujours qui est « il » et s’il s’agit,
d’une page à l’autre, du même. Quand un « il » meurt, « rien de
moi n’est mort avec sa mort. Chacun meurt sa propre mort ». L’enfant même —
« mon enfant », écrit Tezer Özlü — n’a dans le texte ni nom ni
sexe. Il n’y a qu’un personnage dans ce récit : la narratrice. Un
personnage ? De Tezer Özlü̈, je ne sais rien (la notice en fin de livre, je ne l’ai
pas lue), hormis ce visage aux cheveux longs qu’affiche la belle couverture
rouge. Elle est morte jeune, il y a longtemps.
Mais « la mort n’est-elle pas, d’ailleurs, affaire de chaque jour ? »,
voilà ce qu’écrit Tezer Özlü, en mettant la phrase entre des parenthèses, dans
les dernières lignes du livre, quand elle célèbre la chaleur de son corps dans
l’amour, « l’instant où je fais corps avec l’existence ». De sa vie, dont il est question, on ne saura presque rien.
Un peu de son enfance, juste assez : on perçoit que les choses se sont nouées
là, dans la pénombre d’un foyer sans amour, où tout paraît en dessous. C’est-à-dire
en dessous de son attente. Le père, en pyjama rayé, réveille la
famille avec un sifflet. Au fronton de sa maison, il a placé ce panneau : « la
maison de l’honnête homme ». De cette maison
dans laquelle les ampoules électriques sont trop faibles, on saura des
accumulations d’objets, les vêtements suspendus derrière la porte, l’étroitesse,
la lumière qui manque. Un jour Tezer Özlü
cherche à se tuer, voulant cependant que, morte, son corps soit beau.
L’écriture de Tezer Özlü est sèche, sans
affect, on pourrait la dire banale. Ne décrivant guère une vie qu’on sent agitée,
elle évoque cependant. « Cette vie toujours repoussée au loin, dans
l’avenir, m’y voici à présent », mais alors « que puis-je demander d’autre ? ».
La narration accole des bouts d’existence, comme si la vie ne pouvait qu’être énumérée —
plutôt que décrite et ordonnée. D’où viennent la
force de ce texte et l’empathie qu’il suscite ? Justement de ce mode de
narration qui, accommodant sans souci de chronologie des moments d’existence,
compose la description d’une solitude absolue. La vie de Tezer Özlü est sans fil. Défaite. Et cependant, « désormais
c’est moi qui dirige le monde ». Tezer Özlü se
voudra libre dans la Turquie des années
70 — mais, bien plus, on la voit détachée.
Tezer Özlü donne à voir l’écume de cette vie sans fil, et des
fragments qui flottent comme à la surface d’un courant, et qui s’agglutinent.
On glisse dans le courant de cette narration chahutée ; on se prend à
penser que la vraie vie, elle devait être entre ces fragments brisés, mais qu’elle
n’a pu l’attraper : le « roman » dit la nostalgie d’une vie qu’elle
n’a pas su composer. Il rend palpable la déliaison d’avec
les objets, personnes, moments, pour ceux qui, à regarder le monde et à
le ressentir, ne trouvent pas l’ordre des choses et des sentiments. Tezer Özlü est dé-liée.
Elle subira l’internement psychiatrique. Ce qu’elle dit des séances d’électrochocs
bouleverse.
Si l’union des corps est cet instant où « je me réconcilie tout entière
avec moi-même », les amours pourtant n’ont pas raccordé Tezer Özlü au
monde. « Les nuits froides de l’enfance » : ce récit est aussi fort
que son titre.
* Auteur, aux éditions Bleu autour, du récit Le village et enfin (réédition préfacée
par Marie-Hélène Lafon), du
recueil de nouvelles La position de Juste
et du récit de voyage (texte et photograhies en noir et blanc) Sur la route du Karakoram.
Cette force de vie
qui lui fait écrire : « Il a les yeux très bleus. »
Tezer Özlü (1942-1986) a
eu une existence intense et chaotique, écorchée vive et sensuelle, libre et
soumise à de terribles jougs. La plume de la jeune femme est vive, suggestive,
quand elle évoque Istanbul, elle capte et restitue à merveille l’âme de la
ville. Mais avec autant d’acuité elle raconte l’hôpital psychiatrique. Elle
subit les électrochocs, touche à la folie, à « la douleur des
obsessions » qui vous séparent du monde et des autres ; mais au fond
rien de ne semble véritablement entamer un amour de la vie intime, puissant
– celui qui l’a porté d’Istanbul à Paris, de Berlin à Zurich. Cette force
de vie qui lui fait écrire : « Il a les yeux très bleus. Mon amour
pour lui tourne à la passion. Dans cet amour-là je mets tous mes amours, toute
ma force d’aimer. »
Delphine Descaves, Le Matricule des anges , janvier 2012
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Le Samovar, de Sait Faik
dans La Quinzaine littéraire et Centre-France |
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Sous la signature de Jean-Paul
Champseix, le n° 1048 de La Quinzaine
littéraire (du 1er au 15 novembre 2011) publie un article d’une
page intitulé « Le sens de l’instant » à propos du premier recueil de
nouvelles publié en 1936 par Sait Faik Abasiyanik (Bleu autour).
Introduction : « Sait Faik Abasiyanik (1906-1954) est regardé comme
l’in des premiers prosateurs turcs modernes. Si la place qu’il occupe dans la
littérature de son pays est considérable, son intérêt dépasse la simple
chronologie historique, tant il participe étonnement de notre modernité. »
Chez Sait Faik, note Jean-Paul Champseix, « l’attention prêtée à l’instant
est au centre de l’écriture. L’œil et les sens éveillés perçoivent une
situation passagère, un état éphémère ». Plus loin : « Tous les
milieux sont présents, avec une attention particulière pour les humbles, comme
la petite servante que le “jeune maître” persécute parce qu’il l’aime et ne
sait pas le lui dire, ou les portefaix d’Istanbul sans abri pour la nuit car
ils ont interdiction de dormir dans les cafés, pourtant ouverts jusqu’au petit
matin en hiver… […] L’absurde et le dérisoire ne sont jamais loin, et, en
filigrane, circule, sur le mode mineur, un sentiment tenace de désespérance que
la vie doit chercher à combler, sans colère ni haine. »
Pour Daniel Martin (Centre-France, 6 novembre 2011) :
« Les pauvres, les étrangers, les marginaux dont il parle sont avant tout
des êtres vivants, doués pour l’amour, l’amitié, seulement contraints par
l’économie, la société. À chaque nouvelle, il apparaît en filigrane dans ses
décors favoris, ses souvenirs. Dans ses craintes et ses tourments, aussi. […]
« Toujours il dut dissimuler son homosexualité qu’il traite par allusion,
en semi-aveux ou dans les descriptions des corps des jeunes garçons dont
“le torse, qui pointe derrière les boutons arrachés à leur chemise, sent la
feuille de noisetier”. »
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Sait Faik, une découverte
L'écrivain des troisièmes classes |
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Les éditions Bleu autour ont entrepris de faire traduire en français les dix recueils de nouvelles que Sait Faik (1906-1954) a fait paraître en Turquie. Les deux premiers recueils parus à ce jour, Un homme inutile (mars 2007) et Un serpent à Alemdag (octobre 2007), ont reçu un bon accueil. Florilège.
« Abasıyanık est un auteur à découvrir dans cette littérature turque qui commence à prendre la place qu’elle mérite. » Jean-Paul Champseix, La Quinzaine littéraire, juillet 2007
« Chroniqueur d’une métropole décatie avec ses monuments et palais délabrés témoignant d’une splendeur perdue, Sait Faik rôde dans les faubourgs de l’humanité. » Marc Semo, Libération, 27 décembre 2007. Lire l’article dans son intégralité.
« Baudelairien “homme des foules”, Sait Faik dissimule sans doute, au cœur des phrases, une douleur sourde (“La solitude a envahi le monde”), mais aussi une rage de vivre et d’aimer : en lui, jusqu’à la fin, “la clarté scintille”. » Thierry Cécille, Le matricule des anges, janvier 2008. Lire l’article dans son intégralité.
« L’œuvre de Sait Faik : épatante et poétique. […] Il a une sympathie pour les petites gens – souvent coupables : des voyous, des petits trafiquants – qui n’est pas une indulgence. C’est un constat de fraternité. […] Les traducteurs sont parvenus à rendre l’impureté revendiquée de la langue et du contenu : Sait Faik choisit délibérément de se placer dans l’irrégularité. Jean-Baptiste Harang, « Les Mardis littéraires », France Culture, 29 janvier 2008
Sait Faik est « l’un des pionniers de la littérature turque contemporaine. Ce prince de la nouvelle, porteur des puissantes valeurs de l’humanisme, envoûte. » Isabelle Vramian, Elle, 20 novembre 2009
Pour en savoir plus :
• La biographie de l’auteur sur le site de Bleu autour.
• La librairie Compagnie propose sur son site un remarquable dictionnaire/catalogue des auteurs turcs traduits en français.
• Les œuvres complètes de Sait Faik figurent au catalogue des éditions Yapı Kredi, à Istanbul. Pour consulter la page consacrée à l’auteur, cliquez ici.
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Drôle d'éditeurs
Livres Hebdo n° 876 - Vendredi 9 septembre 2011 |
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Des personnalités qui accrochent, détonnent, surprennent, des profils qu'on n'attendait pas là : premier des six portraits d'éditeurs atypiques, Patrice Rötig, fondateur en 1997 de Bleu autour. Lire
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La presse salue « L'art du costume à la Comédie-Française »
Au CNCS jusqu'au 31 décembre 2011 - Catalogue coédité par Bleu autour |
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L'e xposition « L'art du costume à la Comédie-Française »
(11 juin - 31 décembre 2011)
au Centre national du costume de scène
(CNCS, à Moulins, Allier),
dont nous publions le catalogue
(coédition Bleu autour / CNCS, 35 euros),
est chaleureusement accueillie dans les médias.
Revue de presse.
« Un passionnant catalogue » , pour Fabienne Darge (Le Monde, 14 juin 2011)
« Sublime, forcément sublime. C'est bien un trésor que l'on découvre au CNCS de Moulins, des premiers kimonos en soie créés en 1755 pour L'Orphelin de la Chine, de Voltaire, à la robe-jardin d'une poésie inouïe imaginée par Christian Lacroix pour l'actrice Florence Viala dans Fantasio, de Musset, mis en scène par Denis Podalydès en 2008. […] “L'art du costume à la Comédie-Française” ne serait qu'une exposition illustrative si les deux commissaires, Renato Bianchi et Agathe Sanjuan, n'avaient décidé d'en faire une vraie histoire de l'évolution du théâtre à travers le costume. Ce parcours magnifiquement scénographié par Roberto Platé, qu'il est recommandé de compléter par le passionnant catalogue, s'achève par un bel hommage à Molière : costumes suspendus dans une caverne magique, où se répondent jeux de miroirs et voix des comédiens, fantômes du théâtre.
« Le costume est une écriture »
, pour Laurence Haloche (Le Figaro Magazine, 20 juin 2011)
Comme le suggérait Roland Barthes, « le costume est une écriture ». Une « vêture palimpseste» qui, de pièce en pièce, nous raconte des histoires. C'est à cette aventure sans parole, mais bavarde pour qui sait observer, qu'invite l'exposition « L'Art du costume à la Comédie-Française». Sorties des riches réserves de la place Colette, qui comptent plus de 10.000 vêtements, voici dévoilées 200 pièces rarement vues, toutes uniques et souvent inestimables, présentées sur un vaste espace de 1.500 m 2. Du vieux pourpoint en toile d'ortie verte, porté par Dugazon pour L'Etourdi, de Molière, aux armures de super-héros imaginées en 1985 par Thierry Mugler pour le Macbeth de Jean-Pierre Vincent, à Avignon, se dessine l'évolution des modes, des styles, des mises en scène...
« Les finesses de la Comédie-Française »
, pour Jacques Brunel (L'Express, 9 juin 2011)
Certains costumes remontant à 1750, l'exposition est un voyage à travers deux cent cinquante ans de performances humaines, de triomphes, de stars immortelles aujourd'hui muettes. Il y a des costumes créés par Doucet ou Paquin, mais la plupart sont nés au Français, dans des ateliers dont le brio, selon Christian Lacroix, égale celui des maisons de couture. Des robes au faste fou créées vers 1900 aux cuirasses en carton bricolées sous l'Occupation, le costume de scène a épousé toutes les modes et connu des révolutions. Comme celle qu'initia, vers 1960, l'illustratrice Lila de Nobili en restituant pour les drames historiques les corps usuels du temps où se passait l'action : torse en cœur pour le Moyen Age, bombé pour la Belle Époque... C'est à ce type de finesses qu'on reconnaît la Comédie-Française.
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Les voies du silence de Füruzan
« Pensionnaire d’État » chroniqué dans Le matricule des anges |
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« Les voies du
silence ». Tel est le titre de l’article que Thierry Cecille a consacré dans Le matricule des anges (n°120, février
2011) à Pensionnaire d’État, de
Füruzan. Et voici son “chapô” : « C’est à celles
que nous n’écoutons pas – domestiques soumises, enfants solitaires, vieilles
épuisées – que Füruzan, dans ces nouvelles d’une apparente simplicité, donne
une voix. »
Et, au sujet de la nouvelle la plus longue
du recueil, « La rançon », Thierry Cecille écrit ceci :
« Un véritable chef-d’œuvre : ces quatre-vingts pages sont une sorte
de réécriture d’Un cœur simple de
Flaubert, mais ici Félicité se prénomme Fortune, et c’est elle qui, au
crépuscule de sa vie et en même temps qu’elle gravit avec difficulté la ruelle
qui la mène jusqu’à chez elle, se remémore toutes ses années de “bonne à tout
faire”, fidèle mais exploitée, innocente mais abusée, blessée mais nostalgique.
»
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L'enterrement de Jules Vallès
Eloi Valat |
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« Un livre à la composition remarquable »
Par Gilles Magnioni, Le matricule des anges (n° 119, janvier 2011)
Extrait de l’article : « Sur de
pleines pages, Eloi Valat illustre les morts successives de Vallès : des
traits vifs et stylisés à l’encre de Chine, de larges à-plats de couleurs où
s’étalent les bains de sang de la Commune, les drapeaux rouges, la blancheur
des linges bourgeois, les barbes et couvre-chefs. Bien loin de singer la
gravure d’époque, les images introduisent alors une troublante proximité
visuelle. C'est un temps où existait un journal tel que Le Messager de
la Volonté du Peuple, qui plus est un “vaillant journal nihiliste”, c’est
bien loin ? Ce livre à la composition remarquable montre que non. »
Pour en savoir plus et lire les autres articles que Le matricule a consacrés à des livres
parus chez Bleu autour : cliquez ici.
« Passionnant, bouleversant et superbe »
Eloi Valat dans « L’Humeur vagabonde » sur France Inter
Le
16 décembre 2010, Eloi Valat était l’invité de Kathleen Evin
dans « L’Humeur vagabonde » (France Inter, 20h10 - 21
heures) à l’occasion de la parution de son second “album”,
L’Enterrement
de Jules Vallès,
déjà salué par Libération
(voir ci-dessous). Un long et bel entretien entrecoupé de
lectures.
La
présentation de l’auteur par Kathleen Evin :
« En
2007, Eloi Valat nous avait déjà scotchés avec la parution chez
Bleu autour de son Journal
de la Commune,
un grand livre aux dessins saisissants, de grands à-plats de
couleurs franches, des traits noirs épais comme taillés à la
hache, pour faire revivre, non les héros de l’histoire, mais tout
ce peuple des “lamentables”, comme les appelait Vallès, qui
mourut sur le pavé pour la Sociale.
Aujourd’hui,
il publie le deuxième volume de ce qui sera, pour lui aussi, une
trilogie, avec L’Enterrement
de Jules Vallès,
ses planches illustrant cette fois-ci des articles des journaux de
l’époque. C’est
passionnant, bouleversant et superbe.
»
Pour
réécouter l’émission ou la podcaster, rendez-vous sur le site de
l’émission.
L’Enterrement de Jules Vallès salué par Libération
Dans l’édition du 25 novembre 2010, par Pierre Marcelle
Sous le titre « Pas morte, la Commune », Pierre
Marcelle consacre un long article à l’album L’Enterrement de Jules Vallès (novembre 2010).
Extraits : « Eloi Valat, peintre et dessinateur,
en passe de devenir à la Commune ce que Jacques Tardi est à la boucherie de
14-18, l’étreint et la célèbre dans un zoom vertigineux, un
« tombeau » à l’auteur de la trilogie “Jacques Vingtras” (L’Enfant, Le Bachelier, L’Insurgé), au
fondateur du Cri du Peuple, à
l’élu de la Commune et son représentant. […] Tous ces événements, Valat ne les
conte pas, il les peint. On commence à connaître son trait, maintenant, où ses
canons fument le sang dans des à-plats impeccables, et à les reconnaître, les
gueules cassées de ses humbles héros. […] L’Enterrement de Jules
Vallès rédige, pour le “candidat de la
misère, le député des fusillés” (titre d’une ode composée pour la circonstance
par Eugène Pottier), la plus bouleversante des épitaphes. »
Sur liberation.fr :
• L'article dans son intégralité
• « Sous les couvertures » , la réunion des critiques de Libé
en vue du cahier Livres du 25 novembre
Louis Mesplé présente L'Enterrement de Jules Vallès
sur le site Rue89
Et propose en outre neuf planches extraites de l'ouvrage.
À lire et à regarder .
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Pierre Loti dessinateur
dans la presse |
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Le Figaro littéraire a
consacré, le 8 octobre 2009, une double page richement
illustrée (de dessins de l’écrivain voyageur) à l’ouvrage Pierre Loti
dessinateur – Une œuvre au long cours. Extraits de l’article de Astrid
de Larminat, « Pierre Loti, pêcheur d’images » : « Avant de devenir un
romancier prolixe et célèbre sous le nom de Pierre Loti, le jeune
enseigne de vaisseau Julien Viaud fut un grand dessinateur. […] Lire l’article dans son intégralité. Le Figaro littéraire
Pierre Loti dessinateur a inspiré à Gérard Courchelle,
en juin 2010, une longue chronique consacrée à l’écrivain voyageur et
au regain d’intérêt dont son œuvre fait l’objet depuis plusieurs années.
Extraits :
« Pierre Loti, l’écrivain, le voyageur, était aussi un photographe et un
dessinateur remarquable. Le volume des éditions Bleu autour est le
premier, si complet, si beau, qu’il nous embarque dans un tour du monde à
travers le regard de Loti : l’Afrique du Nord, la Polynésie, l’île de
Pâques, l’Extrême-Orient, l’Afrique, l’Égypte, la Chine, les terres
australes et, bien sûr, l’Empire ottoman. Pierre Loti était même
dessinateur bien avant de rentrer à l’École navale, puisque son œuvre au
long cours commence avec ses dessins d’enfant : dragons, grotesques et
oiseaux imaginaires. Des encres de Chine et des aquarelles ; plus tard,
pendant ses missions navales, il utilisera le crayon ou le pinceau pour
croquer un paysage, esquisser une silhouette, dessiner un portrait.
L’œil est aux aguets, la main, nette et précise. » Gérard Courchelle, émission « Esprit critique », France Inter, 14 juin 2010
« Ouvrage fascinant, ce beau volume apporte un témoignage unique sur une époque et une personnalité que l’on ne finit pas de découvrir. » L’Objet d’Art, décembre 2009
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« Indispensable ! »
K, histoires de crabe, par Lydia Bacrie dans l'Express Styles |
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« Un livre à lire au plus vite. Bouleversant mais indispensable,
empli de courage, d'élégance et d'une stupéfiante vitalité.
Juste à l'image de son auteur. »
Extrait de l'éditorial de Lydia Bacrie,
L'express Styles du 16 juin 2010
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Suites byzantines, de Rosie Pinhas Delpuech
De nombreux échos dans la presse |
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« Les Suites byzantines [de Rosie Pinhas-Delpuech], évocations d’une jeunesse stambouliote bercée par un multilinguisme naturellement cosmopolite, sont un hymne au langage et à ce qu’il nous apprend du monde. […] Parsemé d’éléments autobiographiques, parcouru par les mots et les lieux de l’enfance, Suites byzantines dépasse de beaucoup la simple évocation impressionniste et autofictionnelle. Grâce à un relais original d’abord : celui du monde vu à travers les mots d’une langue, dont on comprend très vite qu’ils font bien plus que désigner des choses. Grâce à un style ensuite : une prose qui a la légèreté de l’évidence, accueillante et entraînante, irrésistiblement musicale. » « L’atelier d’écriture », par Benjamin Fau, Le Monde des livres, 19 mars 2010
« La narratrice nous entraîne dans les méandres d’une conscience enfantine, juive et turque, qui découvre que le monde se dit en plusieurs langues, et qu’il est fait de signes à déchiffrer. » Isabelle Vramian, Elle, 20 novembre 2009
« Ajoutant une seconde partie, plus personnelle encore (elle y emploie le « je »), aux premiers textes qu’elle publia en 2003 sous le titre Suite Byzantine, Rosie Pinhas-Delpuech décrit avec une sensibilité attentive et une perspicace nostalgie scènes et personnages de ce monde perdu, l’Istanbul véritablement multiculturel où cohabitaient Juifs et Arméniens, Grecs et Russes blancs, élite stambouliote et villageois rustauds venus des profondeurs du vaste pays. Nous y suivons l’enfant, tous les sens aux aguets, de la maison natale, dans cette ruelle poétiquement appelée Poyraz Sokak, « rue du vent du nord », à l’île d’Antigoni/Burgaz, villégiature estivale où demeurait Sait Faik, grand nouvelliste que l’auteur, demeurant ainsi fidèle à la langue turque, traduit aujourd’hui. » Thierry Cecille, Le matricule des anges, février 2010
Lire l’article dans son intégralité.
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Nuit, de Tchulpân
« Une pépite ouzbèque », selon Aurélie Julia, sur le site du CNL |
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« Cette toile de fond politique ainsi que la description historique et documentaire, passionnante, de la vie traditionnelle dans l’Asie centrale musulmane de l’époque ne doivent pas faire oublier les qualités strictement littéraires de ce riche roman qui, tout en se tenant parfois aux lisières du conte, étonne par la modernité de son ton. » « Avant-critique », Véronique Rossignol, Livres Hebdo, 9 octobre 2009
« Un livre condamné par le régime stalinien que nous découvrons plus de soixante-dix ans après sa publication. À la fois roman des sentiments, de la modernité, d’une société traditionnelle d’Asie centrale, Nuit apparaît comme le texte exemplaire d’une littérature méconnue. Tchulpân (vers 1897-1938) brosse le portrait d’un monde au bord de la rupture et nous plonge au cœur d’un univers fascinant et étrange. Une œuvre qui propose un équilibre fragile entre tradition et progressisme. […] Le roman apparaît mobile, changeant, d’une souplesse fascinante, jeu de formes et de codes qui s’agrègent pour donner un rythme inimitable au récit, en équilibre entre l’immuable et le changeant. » « La modernité et la tradition », Hugo Pradelle, La Quinzaine littéraire, 16 janvier 2010
« L’intrigue relate les tribulations d’une jeune fille mariée de force à un caïd à la botte des Russes et de l’intendant de ce même caïd, homme intelligent et opportuniste qui rejoindra les rangs des réformateurs musulmans, ceux-là mêmes que fréquentait Tchulpân. Mais Nuit est aussi profondément moderne par sa forme très visuelle, cinématographique, proche en cela des productions issues des avant-gardes russes du premier tiers du XXe siècle. […] Tchulpân professe l’espoir d’un radieux changement. » « Modernité ouzbèque », Patrick de Sinéty, magazine Page, novembre 2009
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Le matricule des anges
Le mensuel de la littérature contemporaine |
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« Nous considérons que la littérature nous est nécessaire. » Ainsi se définissent (notamment) les animateurs de ce magazine indépendant d'informations littéraires (de qualité) sis à Montpellier et créé en octobre 1992. Chaque mois, Lmda offre des coups de projecteur sur des éditeurs, des revues et des événements littéraires, l’interview d’une personnalité du monde des lettres et de nombreuses chroniques de romans, recueils de poésie, pièces de théâtre… Diffusé à 7.000 exemplaires dans toute la France, mais aussi en Belgique, en Suisse et au Québec, Le matricule des Anges est disponible chez les marchands de journaux et dans les meilleures librairies.
De nombreux articles sont également proposés à la lecture sur le site du Matricule. Pour retrouver les chroniques dont ont fait l'objet des livres du catalogue des éditions Bleu autour, cliquez ici .
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Luc Baptiste salué par Le matricule des anges
Du village et enfin à la route du Karakoram |
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La parution de deux livres et d'une nouvelle de Luc Baptiste
est « l'occasion de découvrir un écrivain et photographe
qui trace un chemin entre la fixité des origines
et l'ailleurs qu'il faut rejoindre ».
Extraits :
« Les mots ne peuvent rien s'ils n'ont pas cette grâce austère que Luc Baptiste leur insuffle pour faire vivre un instant les êtres auxquels il s'attache. Ceux de son village natal [dans Le village et enfin], comme ceux qu'il a croisés ou côtoyés sur la route du Karakoram. »
À propos du Village et enfin : « Ce récit autobiographique réédité aujourd'hui avec une préface de Marie-Hélène Lafon, comporte une succession de portraits qui font entrevoir une humanité aux prises avec les rigueurs du travail et les langueurs de l'ennui. Un monde immuable où se débattent des êtres à qui le plaisir et la joie semblent interdits ou, plutôt, incongrus. »
Photographies : Le village et enfin s'ouvre sur une photographie (non reproduite) prise par Raymond Depardon : il y exprime sa fraternité avec le regard de cet artiste en commentant son portrait d'une paysanne de dos. Qu'elles saisissent des visages ou des paysages, les photos de Luc Baptiste qui, telles des eaux-fortes, relèvent le récit Sur la route du Karakoram, sont porteuses de la même sensibilité. »
Jean Laurenti, Le matricule des anges, n°93, mai 2008, p.31
Pour en savoir plus, « soyez un ange » sur le site de la revue.
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