Alexandre Vialatte est né en 1901 et mort en 1971 « notoirement méconnu », selon ses propres termes. Il a depuis accédé à la célébrité, sinon à la gloire, avec la publication par son amie Ferny Besson de la plupart de ses articles et chroniques en treize volumes aux titres alléchants (Dernières nouvelles de l’homme, Et c’est ainsi qu’Allah est grand, L’Éléphant est irréfutable, etc), et, grâce à son fils Pierre, de ses quelque dix romans laissés inachevés… Pourtant, son œuvre reste passablement méconnue, et il peut passer lui-même pour un inconnu célèbre.
J’aime Dubuffet parce que ses toiles mélangent l’humour à une confiture de possibles, une apocalypse de formes, un grouillement de choses incroyables, dérisoires et contradictoires, un opéra de villes englouties. Suzanne Lilar nous assure que la poésie ne peut se situer qu’au point « métamorphique » des choses. Et Dubuffet n’est que carrefour de métamorphoses.
_Et c’est ainsi qu’Alexandre V ailette est grand
