La plage est pleine de galets. Une fois qu’on est passé sous le chemin de fer, on voit les dépôts de bois qui la longent. Je m’assois sur les galets tout près de l’eau. Je regarde longtemps la mer de Marmara qui s’étale, grise, devant moi. J’écoute mon corps palpiter. Je veux m’ouvrir à d’autres choses, courir vers d’autres lieux, comprendre le monde. Je sens que le monde est autre que celui qu’on nous assigne, qu’on nous enseigne. Seulement, dans ces années-là, rien ne peut réellement répondre à cette aspiration. Un mouvement de résistance face au pouvoir vient de démarrer. On parle de holds-up, d’actions anti démocratiques. Or ce sont des questions existentielles qui partout sont posées, des questions qui s’accordent au vide bleu-gris de la mer de Marmara.
Roman
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